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Eglise Saint Eparche

L’église de notre village a deux patrons : Saint-Eparche et Saint-Sanctin. La première église, dont il ne reste que le choeur, a été érigée en 1180. Le clocher date de cette époque.

Est-ce le Saint-Éparche, dit Cybard, solitaire d’Angoulême, grand affranchisseur d’esclaves et qui laissa un grand souvenir puisqu’on mit sous son patronage le monastère de Saint-Cybard qui devint célèbre?

Ou bien, ce qui paraît plus plausible, le Saint-Éparche, dit BAR, nommé Évêque de Clermont puis Évêque d’Auvergne en 465. Une Voie romaine reliait Clermont à Bourges, Bourges à Orléans et Orléans à Paris. Peut-être passait-elle à Auteuil?

Mais notre première église dont il ne reste que le chœur, n’a été érigée qu’en 1180. C’est l’abbé de Neauphle-le-Vieux qui a été nommé à cette cure. Évidemment il y a apporté des reliques. Les archives paroissiales ont même pu conserver l’indication de la liturgie de la fête de saint Éparche.

Si notre saint Éparche est bien l’Évêque d’Auvergne il serait donc de l’époque de Saint Germain d’Auxerre et de l’éclosion des églises rurales. Saint-Éparche et Saint-Sanctin dominent tous les deux, derrière l’Autel, dans une niche creusée vers 1758. La jolie boiserie qui les sépare est également de cette époque, celle-ci se continuait de chaque côté de l’autel.

Dans cette partie ancienne de cette église (début du XIIe Siècle) a été conservé un tableau retraçant un événement de la vie de Saint Sanctin : saint-Sanctin rappelle à la vie Saint Antonin, son disciple préféré.

Ce tableau a été restauré grâce à une généreuse paroissienne. Deux jolis prie-Dieu en bois sculpté ont également été conservés.

La cloche qui existe encore actuellement dans le nouveau clocher date de 1758 et s’appelle Marie-Eparche du nom des parrain et marraine. A l’époque le baptême de la cloche donnait lieu à une grande fête : la cloche était recouverte de dentelles ou de broderies qui servaient ensuite à garnir les aubes et les nappes d’autel. Cette cloche sonnait tous les jours à onze heures, pour l’angélus, pour les baptêmes, les mariages et les morts : dès qu’un décès était connu, le glas sonnait tous les jours jusqu’à l’enterrement et différemment selon qu’il s’agissait d’un homme ou d’une femme.

A sa construction initiale, l’église s’arrêtait après deux travées et le clocher se trouvait alors à l’endroit du chauffage actuel. Ce n’est qu’à la fin du règne de Napoléon III, vers 1870 que l’on a agrandi la nef de l’église devenue plus large et plus haute. Le clocher date bien entendu de cette époque : son seul avantage est d’avoir 4 cadrans donnant l’heure à tout le pays. C’est aussi à cette époque que le cimetière a été retracé de fond en comble, les plus vieilles tombes ne datant que de 1860 environ. Dans la nef, nous y voyons saint-Vincent patron des vignerons, depuis la création de l’Arpent de Bacchus, une offrande lui est offerte tous les ans, renouant ainsi avec une vieille tradition.

Saint Eparche : Solitaire d’Angoulême en 581, grand affranchisseur d’esclaves, originaire d’Auvergne, contemporain de Saint Aignan d’Orléans (Auteuil devait dépendre du diocèse de Chartres). Les bénédictins de Neauphle l’Avieux avaient un prieuré dépendant de Saint-Mesmin d’Orléans. Peut-être Eparche avait-il prêché à Auteuil et pour cela, était devenu le saint patron du pays ?

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